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Au cœur du Paris historique, l'Hôtel Bastille Speria est à deux pas de la place de la Bastille et de son Opéra, proche de la place des Vosges, aux portes du quartier historique du Marais, à dix minutes de Notre Dame, de l'Hôtel de Ville, de la Conciergerie et du Centre Pompidou.
Vous trouverez aux environs un grand choix de restaurants, de boutiques, de cinémas et vous pourrez flâner sur les quais du port de plaisance.
Si vous aimez vous promener, notre situation dans le Marais vous permettra de visiter à pied notre quartier.
A la réception nous nous ferons un plaisir de vous indiquer différents itinéraires pour découvrir les vieux Hôtels historiques du Marais et les vieilles rues de notre ville.
Les promenades vous prendront de 1 heure à 3 heures, sans vous presser.
Vous pourrez voir la Place des Vosges, l’île Saint Louis, Notre Dame, l’église Saint Gervais, le square Georges Caïn, l’hôtel de Sens, l’hôtel Carnavalet, le musée Picasso dans l’hôtel Salé, l’hôtel de Soubise, etc.
Ces promenades vous feront apprécier le vieux Paris tout en profitant de tous les loisirs du Paris actuel.( Bar, Dancing, Restaurants, Cinéma, Théâtres, Opéra, Boutiques de mode). |
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Place des Vosges 1604
Construite sous le roi Henri IV
36 pavillons identiques sur arcades
L’accès se faisait alors par les pavillons du Roi (n°1) et de la Reine (n°28)
Hôtel de Sully 1624
Il fut la propriété de Sully ministre et conseiller du roi Henri IV
A l’intérieur inscription pour des visites guidées de Paris.
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Eglise Saint Paul Saint Louis 1627
Le plan, le dôme de 53m et la façade style corinthien sont inspirés de l’église Gésu à Rome. On peut y voir quelques tableaux de l’école Française du XVIIe siècle ainsi qu’un Christ au Jardin des Oliviers, l’une des rares toiles à sujet religieux de Delacroix.
Hôtel Carnavalet 1544
Madame de Sévigné y habita en 1677
On doit au sculpteur Goujon les quatre saisons de la façade sur cour
Hôtel Salé 1656
Dans lequel se trouve le Musée Picasso |
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Eglise Saint Gervais Saint Protais 1494
L’église a gardé ses richesses du XVI ème Siècle, tableaux, vitraux, ainsi que 43 stèles de chœurs
L’Hôtel des Archevéques de Sens 1475
Témoigne de la transition entre le Moyen Age et le début de la Renaissance
Hôtel de Soubise 1709
Abrite les Archives Nationnales
Voir la vaste cour entourée de 56 colonnes |
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Histoire de la Bastille
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La Bastille ne fut d’abord qu’une double bastide, deux tours protégeant la porte Saint-Antoine et élevées, comme quelques autres, à la hâte, en 1356.L’ordre était venu d’Etienne Marcel, prévost des marchands chef du tiers état et véritable maître de Paris après que le roi Jean le Bon soit tombé aux mains des Anglais, à l’issue de la cuisante défaite de Poitiers. C’est à l’esprit factieux du riche drapier qu’est dû l’emblème de l’affranchissement de la bourgeoisie parisienne, le chaperon rouge et bleu dont sera affublé le futur Charles V. Observons qu’une telle familiarité ne se renouvellera que quatre siècles plus tard. Entre-temps, la Bastille aura cessé d’être.
D’alliances en retournements, Etienne Marcel périra par le fer, au pied de la porte Saint-Antoine, sur l’ordre de l’échevin Jean Maillard demeuré fidèle au Dauphin.
De retour dans sa bonne ville, le premier soin de Charles le Sage est d’élire domicile à l’hôtel Saint-Pol, plus propre à de" grans esbattements" que le sinistre palais de la Cité. C’est donc tout naturellement par la fortification de la double bastide voisine que va se poursuivre l’édification de la nouvelle ligne de défense qui deviendra l'enceinte de Charles V. La précédente, due à Philippe Auguste, ne sera pas détruite mais plutôt laissée à l’abandon. Aussi bien, nombre de constructions étaient venues s’y adosser. En un siècle et demi, la population parisienne avait crû de 190 000 à 280 000 âmes.
Le 22 avril 1370, Hugues Aubriot, nouveau prévost de Paris, pose la première pierre de l’une des deux tours dites, plus tard, de la Liberté et de la Bertaudière. Dans le même temps, il fait exhausser les deux précédentes, dénommées par la suite, de la Chapelle et du Trésor .Enfin, il ordonne le déplacement de la porte Saint-Antoine sur le flanc du nouvel édifice. A la vérité, un passage demeure sous la Bastille, entre la ville et la campagne, mais il est tenu secret. En mai 1418, le jeune Charles VII l’empruntera pour fuir Paris occupé par les Bourguignons et rencontre son destin en la personne d’une Pucelle.
Les travaux sont très avancés lorsque meurt Charles V. La suite diffère selon l’historien auquel on se réfère. Ou bien les quatre dernières tours, crénelées en 1382, sont également le fait d’Aubriot ou bien celui-ci perd à la fois son roi et son crédit et se voit condamné par l’évêque de Paris à "faire pénitence perpétuelle au pain de tristesse et à l’eau de douleur", dans l’un des cachots auxquels il avait apporté tous ses soins.
En dépit de quelques modifications de détail, la Bastille sera encore, en 1789, à peu près identique à ce que l’a voulue Charles le Sage. Sa défense extérieure a cependant été complétée sous Henri II par l’adjonction de quelques bastions. En 1643, le roi a permis aux dames de la Visitation de faire construire, à l’intérieur du fossé, vingt-trois "maisons d’une mesme simétrie".Elles seront bientôt autant de nouvelles échoppes louées aux artisans qui exercent au pied de la bastille.
Conçue pour défier les pires assauts, la citadelle connut, du XVème au XVIIème siècle près d’une dizaine de sièges, tous fruits de luttes intestines, et capitula toujours dans les meilleurs délais. Ce ne furent donc pas les boulets mais les outrages du temps qui lui
valurent parfois d’avoir piteux aspects et d’éveiller la satire.
Louis le Grand abhorrait trop les frondeurs pour ne pas sitôt envoyer celui-là se balancer en Grève.
Cependant, l’entretien de la relique, il est vrai, coûtait cher. Au point de ne pouvoir manquer d’apparaître un jour comme la dépense la plus improductive du royaume. La moins subtile aussi. Le symbole d’un pouvoir dont la légitimité n’était pas contestée mais l’arbitraire toujours plus dénoncé. Une sorte de pierre d’achoppement. Ou encore, de socle aux intrigues et aux maladresses que le premier semestre de l’an 1789 va voir se multiplier.
Pourtant, tout concourt à démontrer qu’à cette date, l’édifice est déjà promis à disparaître. Ainsi, il a cessé d’accueillir, sinon les livres condamnés, au moins de nouveaux prisonniers. Aux termes d’une déclaration royale signée le 30 août 1780, ceux-ci sont maintenant dirigés vers l’hôtel de la Force, la Conciergerie ou le Grand Châtelet. Forts de cette décision, les sieurs Corbet et Davy de Chauvigné tous deux fonctionnaires dévoués, ont chacun proposé d’élever une statue à la gloire de Louis XVI sur l’emplacement virtuellement libéré. D’autres suggestions non moins respectueuses ont suivi venues du tiers état en particulier. L’affaire est comme entendue. Il ne suffit que d’un ordre, qui ne pourra bien sûr, venir que du palais.
C’était compter sans un certain Palloy. Un paisible bourgeois de Paris, se disant volontiers entrepreneur des bâtiments du roi, et qui va, de fait, se montrer plus efficace que cent conseillers poudrés, l’homme de l’art a déjà participé à d’importants travaux, telle l’édification de l’enceinte des Fermiers généraux ou bien encore la construction de la Vénerie royale. La perspective du chantier qui doit naître ne peut qu’aiguiser son intérêt. Certains, au Grand-Orient, l’ont bien compris. Voilà sans doute comment on devient Souverain Prince Rose-Croix sans être pour autant féru de progrès "social.
Méthodique autant qu'avisé, le maçon a laissé à la postérité une masse considérable de notes et de registres manuscrits. L'ensemble est aujourd'hui réparti entre nos grandes bibliothèques publiques. A la suite de Bournon et de quelques autres historiens, Romi s'est penché sur cette manne. De ses travaux il ressort que, dans la nuit du 13 et 14 juillet, Palloy fut informé par les Frères de l’événement du lendemain. On venait d'y apporter les dernières dépenses et il était prié de se tenir prêt. Quoique encore sceptique, l'apprenti-sorcier bâtit son plan.
Au matin du 14 juillet, quelques-uns des quatre cents ouvriers de l'entreprise se postent aux abords de la porte Saint-Antoine Tous ont apporté leur pioche. Nul ne sait ce qu'il attend, sinon de nouvelles instructions. Elles ne viendront que vers 17heures, de la bouche des contremaîtres après que, depuis midi, on ait vu la foule s'amasser, entendu les canons et enfin distingué dans la fumée un petit drapeau blanc qui n'est autre que le mouchoir du gouverneur de la citadelle. Entre-temps, à la hâte, Palloy a fait fermer tous ses chantiers, rameuté son personnel et finalement ouvert un bureau d'embauche. Ainsi pendant que les vainqueurs se congratulent et décollent quelques têtes, les ouvriers de la maison Palloy peuvent-ils retrousser leurs manches et escompter les premiers vingt-six sous quotidiens que leur vaudra l'exclusivité de la démolition de la Bastille. |
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